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Laurence Plazenet

Portrait of Laurence Plazenet

Laurence Plazenet est née à Paris en 1968. Convaincue qu’elle écrira dès l’âge de cinq ans, lectrice passionnée, elle veut aussi apprendre. Ancienne élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, agrégée de Lettres classiques, docteur ès Lettres, elle commence à enseigner en Sorbonne, après avoir également étudié à l’université de Princeton, en 1994. Mais, alors convaincue de n’avoir rien à dire qui vaille une page de papier imprimé, elle a décidé de se taire. Pendant dix ans, elle se consacre à des travaux universitaires qui lui paraissent du moins une manière probe de servir la littérature. Elle rompt le silence en 2005 avec L’amour seul (Albin Michel), puis La Blessure et la soif (2009) et Disproportion de l’homme (2010), parus chez Gallimard. Maître de conférences de Littérature française (HDR) à l’Université de Paris-Sorbonne, membre du CNRS, membre de l’Institut universitaire de France, vice-présidente de la Société des Amis de Port-Royal, Laurence Plazenet a entamé la composition d’un quatrième roman.

  • EUPL Year: 
    2012
  • EUPL Country: 

Winning Book

L'amour seul (Love alone)

Mlle Louise Catherine d’Albrecht n’a que quinze ans lorsqu’elle rencontre l’amour. Elle a perdu sa mère très jeune et son père l’a élevée avec rigueur, sans aucune démonstration d’affection tout en la couvrant anonymement de cadeaux. Beaucoup plus âgé qu’elle, Monsieur de Ramon, son précepteur, suscitera ses premiers émois physiques et deviendra son amant clandestin. D’abord tourmentée, alternant l’abandon et la retenue, Louise Catherine d’Albrecht va peu à peu s’offrir corps et âme à l’homme qui l’a séduite. Monsieur de Ramon véritable pygmalion, fera découvrir à Mlle d’Albrecht les plaisirs de la chair et de l’esprit mais lui fera subir la torture de la jalousie et les affres de l’absence. Lorsque son père l’obligera à quitter la ville pour retourner vivre à la campagne, Mlle d’Albrecht sera sous la surveillance de Mlle d’Ambricourt, sa jeune tante austère. Plus tard, de retour à Paris, Mlle d’Albrecht attendra son amant qui ne réapparaîtra pas, et s’enfoncera petit à petit dans une mystique et une piété anxieuses. Elle s’intéressera peu à peu aux indigents et apprendra des rudiments de médecine pour les soigner et revenir, par ce détour, au corps. Elle s’installera dans une vie aux côtés de son père Jusqu’à ce qu’une fatale chute de cheval la laisse orpheline. Mlle d’Albrecht consacrera désormais sa vie à l’étude et la rédaction d’un premier livre. C’est grâce à ce livre et ses mots que Monsieur de Ramon lui reviendra. Ils s’aimeront d’un amour absolu jusqu’à ce que Monsieur de Ramon, se sentant trop vieux, pas assez digne de l’éclat de son amante, décide de la quitter définitivement alors qu’elle est enceinte. Elle perdra sa petite fille quand elle atteindra six ans et s ‘enfoncera désormais dans une vie de solitude et d’écriture, puissamment emplie du souvenir de son amant et des fantômes de son désir. Mlle d’Albrecht entretiendra une correspondance unilatérale avec son amant et finira sa vie dans l’ascèse, exacerbée par le désir fantôme et hâtant sa fin prochaine en soignant les victimes d’une épidémie.

Cover of L'amour seul

Publishing House

Address: 

22 rue Huyghens, Paris, France

Organisation: 
Albin Michel

Agent / Rights Director

Representative: 
Solène Chabanais

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Excerpt

After his wife died, Monsieur d’Albrecht had refused to relinquish the body she had abandoned.  He had remained kneeling, his wife’s hands in his own.  He ignored both the priests’ prayers and the rebukes of his servants.  He watched Madame d’Albrecht’s closed eyelids.  In spirit, he kissed them; in the twilight of their room, he caressed her bosom.  It was the substitution of one obscurity for another.  Two large candles burning on either side of the bed faintly illumined this final tryst.
     Monsieur d’Albrecht’s son came to speak with him.  The young man felt in no position to utter the reprimands he was to convey.  He stood gracelessly, his eyes riveted on his mother’s corpse.  The widower ignored him.  The boy waited a moment, then withdrew.
     The night passed.
     In the morning, Monsieur d’Albrecht’s daughter was brought to see him.  She was hardly walking.  Her cheeks were pink.  She did not entertain him.  First he rose angrily.  Then he froze and remained immobile before the child.  He was struck by the resemblance she bore to Madame d’Albrecht.  She parted her lips in the same way.  Her lashes blinked at the same speed.  The intense black of the eyes they sheltered was identical.  The little girl had burst into tears.  In one breath, his mouth dry, he had commanded that she be removed from his sight.
     Monsieur d’Albrecht was a man full of hubris, well-educated, taciturn.  He fled his daughter.  He insisted that she reside in quarters far from those he inhabited himself and that she appear nowhere.  He went weeks, sometimes even months, without seeing her.  One summer day ten years later, while walking guests back to the first courtyard of his residence, he heard, on his left and coming from a hanging veranda, a voice whose contours echoed those that still rang in his ears night after night.  A fog descended.  A shiver ran through him.  He shuddered.  He ordered the culprit brought before him.  He towered above her.  He could see the hollow at the top of her coiffure.  He was unable to find words.  The others stared at him.  He pulled himself together.  His fury was incalculable.  He would have liked to strike she whose lips had spilt this sound and revived, nearly to the point of ecstasy, the torment he believed hidden from the world.
     In secret, he pampered her.

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