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Peter Terrin

Portrait of Peter Terrin

Peter Terrin (né en 1968) représente une voix unique dans la littérature néerlandophone contemporaine en faisant appel à des thèmes universels et très actuels. Il a été décrit comme “maître du détail menaçant” et est considéré par les critiques, comme un auteur littéraire non-conformiste, un écrivain classique en dehors des sentiers battus, un excellent styliste. Il a aussi écrit pour le théâtre et travaille également comme chroniqueur. Peter Terrin a été nommé pour plusieurs prestigieux prix littéraires, entre autres les Prix de Littérature AKO et Libris. Pour le roman De bijeneters il a reçu le Prix de littérature des Provinces flamandes décerné par la Flandre cccidentale. Les droits pour le film tiré du roman Blanco ont été vendus à CCCP à Bruxelles et le film a été sélectionné pour le marché des coproductions de la Berlinale (Festival international du film de Berlin) de 2008.

 

  • EUPL Year: 
    2010
  • EUPL Country: 

Winning Book

De bewaker (Le gardien)

Dans « Le gardien », Peter Terrin propose une allégorie de la société du XXIe siècle qui fascine le lecteur tout au long des 200 pages du récit. Écrit dans un style sobre, le livre dévoile peu à peu la guerre des nerfs qui sous-tend toute la narration. Harry et Michel, deux hommes très responsables, ont été employés comme gardiens d’un luxueux immeuble de 40 appartements qu’ils doivent protéger au prix de leur vie, si nécessaire. Ils se sont installés dans un grand parking souterrain d’où ils ont une vue constante sur l’entrée. Les deux hommes s’engagent très méticuleusement dans leurs tours d’inspection respectifs. Le problème : Harry et Michel ne sont pas du tout au courant des réels raisons et objectifs de leur mission. Rapidement, ils sont complètement coupés du monde extérieur et n’ont quasiment aucun contact avec les riches et prétentieux locataires qu’ils sont censés “protéger”. Y a-t-il une guerre à l’extérieur, se demandent-ils lorsque les rues deviennent inhabituellement silencieuses. Même quand, une nuit, tous les résidents sauf un filent à l’anglaise, ils continuent infailliblement à exercer leurs tâches habituelles. Leurs nerfs sont tendus jusqu’au un point de rupture. Les tours d’inspection deviennent de plus en plus obsessionnels. Cette tension est décrite dans tous ses détails par Michel qui enregistre chaque son, chaque odeur, chaque changement de lumière au fur et à mesure de l’évolution de l’histoire. « Le gardien » n’est pas seulement un passionnant roman psychologique, c’est aussi une histoire d’amour qui contient, parmi les aspects oppressifs, beaucoup d’émotion et une sensualité explicite.

Cover of De bewaker

Publishing House

Email Address: 
Organisation: 
De Bezige Bij

Translation Deals

  • Albanian: Fondacioni Instituti I Komunikimit Dhe Dialogut (IDK)
  • Arabic: Al Kotob Khan
  • Bulgarian: Elias Cannetti Society (title: Ochraniteljat)
  • Catalan: Rayo Verde (title: El vigilant)
  • Croatian: Fraktura (title: Čuvar)
  • Czech: Dauphin (title: Hlídač)
  • Danish: Turbine (title: Vagten)
  • English: MacLehose Press (title: The guard)
  • French: Gallimard (title: Le gardien)
  • German: Liebeskind (title: Der Wachmann)
  • Hebrew: Carmel (title: Ha-sjomer)
  • Hungarian: Göncöl (title: Az őr)
  • Italian: Iperborea
  • Macedonian: Ars Lamina
  • Romanian : Editura Ibu
  • Serbian : Zavet (title: Čuvar)
  • Slovenian : Modrijan (title: Čuvaj)
  • Spanish: Rayo Verde (title: El vigilante)

Film rights sold to Cavia, Belgium

Excerpt

Translated by David Colmer

 

By breaking the silence the cyclist has confirmed it. He’s locked it down. The sound of his passing was the turning of the key. There is no one in the city except a halfwit on an old bike and two guards in a cellar. Harry was wrong. There is no last resident left in the building; after all this time we would have seen some sign of life. Everyone’s gone, everyone has fled. The city wasn’t evacuated, its inhabitants just ran for it as best they could. Harry, me and the mad cyclist have been left behind. No one informed us. Just as some people predicted, a new kind of war has arrived – conveniently referred to as the New War. A war whose very existence is subject to question, no one knowing whether it’s already raging or yet to start. Something from a futuristic novel. The weapons and the wounds they cause, the objectives and who’s set them are anybody’s guess. And that is the chief characteristic of this world war. That’s what makes everyone flee: the enemy is unknown. We’ve slipped off the organisation’s radar. After a nuclear attack on the south coast they would have come to pick us up. After a viral terrorist attack they would have done everything in their power to lift the quarantine in this crucial part of the city as soon as possible. Harry and I have been left behind. There is no one for us to protect and no concrete threat to the building. Our ongoing posting here is an administrative oversight made by a commander who’s cracked under the pressure. That’s why we no longer hear anything from the organisation – not because we’re doing such an excellent job of taking care of ourselves. That’s why the guard doesn’t show up. They’ve forgotten us.

Other Details

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